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Le Mans, l'éternel retour 25/03/2010

Enfin ! C'est, semble t-il, le sentiment général ressenti par tous les membres du T6A en retrouvant le Circuit du Mans pour l'ouverture de la saison Promosport 2010. L'hiver aura été long et les incertitudes nombreuses dans le contexte difficile qui caractérise ces temps incertains.
Mais nous y sommes, ça y est, et la saison peut reprendre. Enfin...
Selon son habitude, le Team arrive en ordre dispersé, par petits groupes, suivants les disponibilités et impératifs des uns et des autres.
Le Bugatti, fidèle à une certaine habitude, accueille les premiers arrivés le mercredi soir par une "drache" sarthoise dont il a le secret, et qui semble n'être que le prémice de ce que sera le week-end. Prions pour le contraire !

Pour l'occasion, le T6A étrenne une nouvelle tenue composée de tshirts, casquettes et parkas pour le staff. Ces dernières démontrent une utilité immédiate au vu des conditions atmosphériques.
Patrice, notre sidecariste "ancien" émérite amène avec lui tôt le jeudi matin la nouvelle génération de jeunes mécaniciens du Lycée Jacques Brel de Choisy-le-Roi (94), partenaire du T6A. Maïdi, Xavier, Vivien, Alexandre et Gregory sont certes un peu décontenancés en entrant dans le box, peu habitués à cette ambiance, mais prennent rapidement leurs marques. Nul doute que l'intégration se fera, à l'instar de leurs prédecesseurs, très aisément.
La mauvaise nouvelle du jour est le forfait de Ralf, qui devait courir en 500 Cup. Sa voiture tombée en panne le bloque sur Nîmes, il ne peut monter au Mans. Déception qu'il espère effacer à Carole.

Laurent Hertzberg, père de Max, qui roule en Junior Cup, a décidé d'emboîter le pas à sa graine de champion de fils et s'est engagé en 125 promo cette saison. C'est donc lui qui effectue les premiers tours de roue du Team sur le tracé manceau au guidon d'une vénérable RS de 2002. L'engin n'est certes pas neuf, mais tout à fait suffisant pour se faire plaisir dans la catégorie.
Et Laurent découvre une piste détrempée par les averses qui se succèdent depuis la veille. Les conditions sont difficile et ils sont peu nombreux à prendre la piste, la majorité des pilotes ayant préféré s'abstenir. Rien de spécifique à retirer de cette session, entièrement dédiée à la prise en main de la machine sur le circuit.

C'est ensuite Cyril qui va prendre la mesure de la piste avec la CB 500 n° 34. Il va rouler tranquillement, histoire de se familiariser avec une machine entièrement reconditionnée. Eric l'a déjà testée à Carole et a été impressionné par le "coffre" de la moto. Mais dans les conditions présentes, difficile d'en prendre la pleine mesure. Le soleil semble bien vouloir faire une timide apparition, mais trop confidentielle pour permettre à l'enrobé de sécher. Ce ne sont donc que quelques tours de prise en main, sans véritable objectif. Du coup, Eric préfère faire l'impasse et se réserve pour la suite.

16h20, Laurent reprend la piste avec ses petits camarades. Toujours détrempée et n'ayant jamais le temps de devenir séchante en raison des averses qui douchent l'optimisme général avec une aléatoirité déconcertante, la piste reste délicate pour les pilotes, et on sent bien que personne ne pilote réellement à son niveau. On a beau être au Mans, on a beau être en mars, on a beau ne pas être surpris, cela n'en reste pas moins une reprise, et personne n'est vraiment à l'aise.
Néanmoins, Laurent effectue une bonne séance, propre et sans risque, une séance de réglage pour optimiser sa machine aux conditions ambiantes. Nous ne sommes que jeudi, il y a le temps... Il est toujours moins tendu que son cuir, raide de neuf, arrivé sur le circuit à midi, comme par miracle alors qu'on ne l'attendait plus... Tout arrive...

La session suivante s'enchaîne et c'est Cyril et Eric qui entrent en piste. Egalement en réglage, ils ne prennent pas de risques inutiles et tournent bien, sans plus. Cyril affiche tout de même des temps encourageants vu les conditions, qui en le gènent pas plus que ça. On le sent bien sur la moto, bien qu'une fois le drapeau à damiers retombé, il râle sur son "starlane" qu'il n'arrive pas à régler. On aurait été étonné qu'il soit content, persuadé qu'il est de toujours pouvoir faire mieux...

Donc, tout va bien, tout cela se profile plutôt bien pour le moment... "Pourrrvou qué ça doure", comme disait l'autre...

"In hoc signo vince"
Nicolas Gehin "WebM"

 

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